Quels sont les dangers du compteur Linky ?

Aujourd’hui, plus personne ne peut le nier: les appareils communicants comme le compteur Gazpar, les compteurs d’eau ou le compteur Linky font de plus en plus parler d’eux. Dans cet article, nous allons nous pencher plus spécifiquement sur le compteur Linky qui fait l’objet de multiples controverses : certains le considèrent comme un progrès, d’autres le voient comme quelque chose d’anodin, tandis que toute une partie de la population le considère comme une menace et vous dit : « attention, danger : compteur Linky ! »

ondes électromagnétiques à la maison

Compteur Linky :  démêler le vrai du faux


Pour démêler le vrai du faux, rien de tel que de commencer par le début : ENEDIS, successeur d’ERDF, a baptisé son dernier compteur d’électricité « Linky ». Ce compteur est vert pour lui donner un petit côté écolo. Il a également la particularité d’être communicant. D’ici 2021, un compteur Linky doit être installé dans tous les foyers. Cela correspond à un déploiement d’environ 35 millions de compteurs Linky.

Si l’on pense essentiellement à la transition énergétique, alors le compteur Linky pourrait être un progrès. Il permettrait aux clients d’accéder aux données de consommation et donc, de faire des économies d’énergie. Il permettrait également à ENEDIS de mieux gérer le réseau de distribution de l’électricité sur tout le territoire. Le projet « Linky » constitue donc un enjeu majeur, dans la mesure où le réseau électrique connaît à l’heure actuelle une profonde mutation : d’ici 2023 par exemple, on comptera plus d’un million de véhicules électriques et plus de quatre millions d’ici 2028. Sans l’outil des technologies intelligentes, dont le Linky fait partie, ces évolutions techniques seraient entravées. 
Parallèlement aux éloges que l’ont fait du Linky, la critique fait rage. La première critique est d’ordre sociétal : les citoyens s’offusquent, peut-être d’ailleurs à juste titre, du fait que leur mode de vie puisse être interprété par ENEDIS après analyse de la courbe de charge.

Une collecte de donnée problématique


En utilisant la collecte massive de données (big data), les systèmes experts et l’intelligence artificielle, ENEDIS est par exemple en mesure de constituer un fichier de foyers habitant en maison individuelle, ne disposant pas de volets roulants ni de système d’alarme et s’absentant plus de 3 weekends sur 4. 
Il ne serait pas difficile de vendre un tel fichier à une entreprise d’équipements de sécurité qui s’en servirait d’outil de prospection. Autre exemple : un recruteur peut consulter une base de données. Il rentre le nom et les coordonnées d’un candidat et obtient par exemple l’information suivante : cette personne vit seule, s’absente de son domicile en moyenne 4 soirs par semaine, ne rentre dans ce cas pas avant 4 heures du matin et ne se lève pas avant 11 heures… On peut trouver que cette commercialisation de données est une bonne chose ou pas, c’est à chacun de se faire une opinion. Mais le piratage informatique généralisé fait que ces données pourront tomber entre de mauvaises mains, et aucune entreprise n’est plus à l’abri de ces pirates. 
Sommes-nous prêts à accepter de vivre dans une société où la quasi-totalité de nos faits et gestes peuvent être interprétés, répertoriés, utilisés et fichés par le big data ?

 

Linky et sécurité sanitaire


La deuxième critique concerne la sécurité sanitaire : d’une part, on a dénombré un certain nombre d’incendies après la pose du compteur Linky, tout en sachant qu’il est difficile de prouver la responsabilité d’ENEDIS. D’autre part, le compteur Linky envoie des champs électromagnétiques par le biais du signal CPL (le fameux courant porteur en ligne) qui pénètre sur tout votre réseau électrique. Selon le CRIIREM (Centre de recherche et d’information indépendant sur les rayonnements électromagnétiques non ionisants), ces ondes sont mesurables jusqu'à 2m des câbles électriques de votre installation. Le CRIIREM préconise une distance de sécurité de 2m des compteurs Linky.

 

Linky et CPL, générateur de « dirty electricity »


Les courants électriques du CPL Linky entrent dans la définition de l’électricité sale (la « dirty electricity »), car il s’agit de courants HFT, c’est-à-dire de hautes fréquences transitoires oscillant dans la plupart des cas entre 10KHz et 1MHz. Cette électricité sale est présente 24h sur 24, 365 jours sur 365 dans votre habitation. Il faut savoir que le CPL Linky ajoute, en raison d’une superposition de deux bandes de fréquence, une pollution électrique : auparavant, vous aviez une sinusoïde propre, tandis qu’avec le CPL Linky, la sinusoïde comporte les traces d’électricité sale.

 

Des symptômes d’électrosensibilité provoqués par le compteur Linky


Dans le cadre de mon métier de conseiller en environnement électromagnétique, j’ai de plus en plus d’appels de personnes qui suspectent que le Linky les perturbe fortement. Ces personnes ont probablement raison : il semblerait que toute une série de symptômes apparaissent avec le Linky. D’ailleurs, certains tribunaux, dont celui de Tours, ont demandé à ENEDIS de démonter plus d’une dizaine de compteurs Linky et de reposer l’ancien, en y ajoutant des filtres CPL de protection pour ne pas être impacté par les compteurs Linky des voisins.

Quels symptômes sont provoqués par le compteur Linky ?


Revenons aux symptômes : les symptômes ressentis par les personnes sensibles au rayonnement du compteur Linky peuvent être très forts en intensité et très variables d’une personne à une autre. On note tout d’abord les signes subjectifs, tels que vertiges, asthénie, nausées, amaigrissement, troubles du sommeil, céphalées, acouphènes, phosphènes, troubles de mémoire, difficulté de concentration, brûlures, démangeaisons, nervosité, irritabilité, tachycardie, états dépressifs, baisse de la fertilité. On note ensuite les signes objectifs : formule sanguine altérée, hypertension ou hypotension, rythme cardiaque perturbé. (voir le rapport Bioinitiative) Chez les personnes électrohypersensibles, les symptômes sont encore aggravés.  D’une manière générale, il importe d’accorder une attention toute particulière aux enfants qui constituent le groupe de population le plus fragile. On peut rappeler que la loi « ABEILLE » de janvier 2015 interdit l’utilisation du Wifi dans les crèches et le limite pour les écoles primaires. En revanche, rien n’est prévu pour protéger les enfants du compteur Linky qui ne sera pas interdit dans ces lieux. Or, l’OMS a notifié en 2011 que les radiofréquences étaient potentiellement cancérigènes (classement 2B) et a préconisé de réduire les seuils
officiels d’exposition : il importe donc de prendre très au sérieux la problématique des effets sanitaires des ondes électromagnétiques.

 

Comment se protéger du compteur Linky ?


A chaque fois que je préconise des moyens de protection pour se protéger des dangers du compteur Linky, je reçois des retours positifs sur l’évolution des symptômes présentés par ces personnes. Il faut savoir que l’étude « Electromagnetic Biology and Medicine » publiée par Magda Havas (Trent University, Perterborough, Ontario, Canada) en 2008 a démontré qu’avec une électricité plus propre, les symptômes du diabète et de la sclérose en plaque par exemple diminuaient fortement. Il ne fait aucun doute que le compteur Linky participe à l’électrosmog et que l’on a tout intérêt à baisser la charge électromagnétique de notre environnement.